Le groupe électrogène s’avère être particulièrement efficace en tant que source d’énergie électrique autonome en cas de coupure et d’absence de réseau électrique. Malgré ses différents atouts, ce dernier peut être source de pollution sonore et constituer ainsi une nuisance pour l’environnement qui l’entoure. 

Une nuisance sonore régit par la loi

Pour le bien-être du voisinage et des usagers, l’implantation et l’utilisation de groupes électrogènes sont réglementées par la loi. La limite exigée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) est notamment de 70 dB (A) maximum. Ainsi, disposer d’un groupe électrogène insonorisé est essentiel à la préservation d’un environnement serein, bien que ce dernier soit plus coûteux qu’un groupe électrogène classique. L’insonorisation est optionnelle à partir d’une puissance de 3 KW. Elle est obligatoire pour les groupes électrogènes à puissances significatives et les moteurs à grosses cylindrées. Il existe différentes méthodes utiles à l’insonorisation d’un groupe électrogène, pour un usage plus confortable et respectueux des exigences sanitaires. 

Les sources de bruit 

Les bruits occasionnés par les groupes électrogènes proviennent de différentes sources (bruits du moteur, du ventilateur de refroidissement, de l’échappement, etc.). Ils peuvent également être influencés par les caractéristiques propres du groupe (comme le type de refroidissement). Ainsi, l’insonorisation du groupe électrogène peut s’effectuer via les moyens/techniques qui suivent.

Les solutions d’insonorisation d’un groupe électrogène

Les barrières acoustiques

Il s’agit d’utiliser des matériaux caractérisés par une masse et une rigidité notoire permettant de réduire la transmission du son (exemples : tôle d’armoires en acier et murs en béton solides constituant la salle d’implantation du groupe électrogène). En outre, les fissures des portes et des murs doivent être éliminées pour éviter les fuites de bruit.

L’isolation acoustique

Cette dernière consiste en l’utilisation de matériaux ayant la capacité d’absorber le son (pouvant couvrir les conduits d’air, les murs et les plafonds). Il peut s’agir par exemple de fibre de verre ou encore de mousse. Ainsi, le confinement de l’ensemble du moteur ainsi que de l’échappement sous un capot muni d’une mousse d’isolation phonique permet de réduire le bruit qu’il émet.

Les isolateurs de vibrations

Les groupes électrogènes génèrent également des vibrations associées aux bruits émis. Ceux-ci peuvent se transmettre à la structure du bâtiment. La mise en place de joints souples au niveau des points de connexion aux groupes électrogènes (tuyaux d’échappement, conduits d’évacuation d’air du radiateur, conduits de câblage, etc.) permet ainsi de limiter ces vibrations. Ainsi,afin de réduire les vibrations et les bruits transmis par le sol, le groupe électrogène peut être monté sur des isolateurs de vibrations dotés de ressorts.

Les déflecteurs d’atténuation de l’air de refroidissement

En se déplaçant dans le moteur et le radiateur, l’air de refroidissement engendre du bruit. Effectivement, un refroidissement à l’eau génère moins de bruit que le refroidissement à l’air. En ces termes, les déflecteurs d’atténuation placés à l’entrée et à la sortie d’air permettent de limiter le bruit généré par le mouvement de ce dernier. 

L’utilisation d’un coude à 90 degrés pour diriger la circulation de l’air dans un conduit est une alternative intéressante pour confiner efficacement le bruit.

Les silencieux d’échappement

Généralement, les groupes électrogènes sont munis d’un « silencieux» afin de réduire le bruit engendré par l’échappement du moteur. Ces derniers peuvent être en acier inoxydable (matériau sollicité pour prévenir la corrosion dans le cas d’une implantation du groupe à l’extérieur) ou en acier laminé à froid.

Selon qu’ils soient « industriels », « résidentiels » ou « critiques », les silencieux des groupes électrogènes disposent de différents degrés d’atténuation. Les silencieux industriels offrent ainsi une réduction du bruit de 12 à 18 dB. Quant aux silencieux résidentiels et critiques, ils permettent respectivement d’atteindre une réduction de 18 à 25 dB et de 25 à 35 dB.

Il est à noter que pour le cas des systèmes d’échappement longs, la tuyauterie disposera également d’un certain degré d’atténuation.

La maximisation de la distance

En l’absence de parois réfléchissantes (augmentant le bruit émis), l’intensité du bruit généré par le groupe électrogène est réduite d’environ 6 dB (A) en doublant la distance par rapport à celui-ci. Toutefois, la proximité de la paroi médiane au groupe électrogène peut ne pas permettre de prévoir l’intensité du bruit produit.

Source :

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000200694&categorieLien=id
https://groupe-electrogene.ooreka.fr/comprendre/groupe-electrogene-insonorise